• Comme un enfant

    Comme un enfant

     Je t'aime comme une abeille

    Sur un rayon.

    Un papillon en éclosion.

     

    Je t'aime sans fard,

    Dans ton pull, quand tu pars,

    Libellule ou nénuphar ...

     

    Je t'aime feu follet,

    Dans la fraîcheur des fôrets,

    Ou la tourmente des villes.

     

    Je t'aime de près,

    Ou à des milliers de mille :

    Pas facile, indocile ...

     

    Je t'aime tout petit,

    Ou imposant;

    Entre la fourmi et l'éléphant.

     

    Je t'aime à tire d'ailes,

    Sur un doigt ou dans le ciel :

    Coccinelle ou hirondelle.

     

    Je t'aime curieuse,

    Insoumise :

    Caramel et friandise.

     

    Je t'aime au bout du monde,

    Dans tes rondes,

    Vertes, bleues et blondes.

     

    Je t'aime comme la vie,

    Jour et nuit :


    Apanthèse ou Saturnie.

     

    Je t'aime franche,

    Quand tu te déhanches:

    Tropicale ou boréales.

     

    Je t'aime dans tes appels,

    Naturels;

    Crécerelle ou arc-en-ciel !

     

    Je t'aime Cybèle,

    Culturelle, livre de Kells

    Félibre ou temporelle

     

    Je t'aime quand tu chantes,

    Quand tu me réveilles,

    Que tu m'enchantes et m'émerveilles,

     

    De tes battements,

    De tes bruissements,

    De tes frémissements ...

     

    Je t'aime quand tu louches,

    Quand tu me touches,

    Bouche-à-bouche.

     

    Je t'aime sans y penser,

    Quand il pleut,

    De l'amour dans nos yeux.

     

    Je t'aime en dansant,

    Autour d'un feu :

    Immobile ou paresseux.

     

    Je t'aime quand je te vois,

    Et quand tu ne le vois pas,

    Je t'aime pas à pas à chaque pas.

     

    En te regardant,

    En t'imitant :

    Univers et océans.

     

    Je t'aime en toutes saisons,

    Toutes positions,

    En colimaçon, à califourchon.

     

    Je t'aime sans frontières,

    sans bannières,

    De velours ou de pierre.

     

    Je t'aime en liberté,

    Comme une essence sacrée,

    Une aigrette de cirse libérée.

     

    Je t'aime tout doucement,

    Comme un enfant,

    Qui virevolte en t'apercevant.

     

    Je t'aime comme au printemps,

    Quand la linotte prend l'étang,

    Et le pleurotte le creux des champs.

     

    Je t'aime comme un fou,

    Quand tu me fais coucou,

    Que tu me refais le coup.

     

    Je t'aime surtout,

    Comme un Schtroumpf,

    Dans une vesse de loup.

     

    Je t'aime, en vérité,

    Comme un étourneau blessé;

    Trop commun pour être soigné.

     

    Je t'aime dans mes chairs,

    Dans mes os, dans mon sang,

    Dans ton dos.

     

    Je t'aime dans ta peau,

    Dans tes yeux, dans ton âme,

    Dans tes flammes.

     

    Je t'aime dans mes plaies,

    Et les tiennes, s'il te plait,

    J'allège leur faix.

     

    Je t'aime comptine,

    Dans tes dictames,

    Tes télégrammes.

     

    Ams, tram, gram,

    Pic et pic et colégram,

    Bour et bour et ratatam !

     

    Je t'aime quand je m'endors,

    Et dans ton sein,

    Fleur de lys, bouton d'or et bien malin.

     

    Je t'aime dans mes torts,

    Et les tiens, je les aimes forts,

    Je les aime encore.

     

    Sans me demander,

    Comment ou pourquoi.

    C'est comme ça !

     

    Je t'aime tout simplement !

    Tout bonnement !

    Comme un enfant ...

    Je t'aime et c'est géant !

     

     

    Nicodème Camarda

    26 janver 2012

     

     

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